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Trilport d'hier et d'aujourd'hui
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Une rapide présentation de Trilport

La commune de TRILPORT est située dans une zone où La Marne est très sinueuse et dessine de longs méandres, un ensemble géographique appelé « Les Boucles de la Marne ».
Notre commune s’est développée entre Marne et forêts, encadrée d’une ceinture de terres agricoles; sa superficie est de 1097 hectares.
Vue du ciel, elle forme un croissant harmonieux et équilibré, coupé en son centre par la Route Nationale 3 reliant Paris à l’Allemagne, tout au long de son histoire, Trilport a constitué en effet un nœud de communication important entre les Plaines de la Brie, l’Ile de France et l’Allemagne.

La grande diversité de ses paysages est générée en grande partie par le relief mais également par la présence de l’eau sous toutes ses formes : La Marne et le canal de l’Ourcq dotent la commune d’un patrimoine naturel de grande qualité qui permet de magnifiques balades au bord de Marne ou en forêt domaniale.
Située dans la Région Ile-de-France et dans le département de Seine-et-Marne, c'est une des 18 communes de la Communauté d’Agglomération du Pays de Meaux. Au dernier recensement réalisé en 1999, il y avait 4 602 habitants (3825 en 1990 et 3323 en 1982).

Plan

Les origines de Trilport
L’occupation de la commune par l’homme est attestée depuis les temps les plus reculés, certainement due à la présence de la rivière et de la forêt où deux gisements néolithiques (3000 à 1500 avant J.-C.) ont été mis au jour. Successivement elle est occupée par les Gaulois (le nom de leur tribu, Meldes, est à l’origine du nom de la ville de Meaux), puis par les Romains. L’église primitive est érigée lors de la dynastie mérovingienne. Une nécropole datant de cette époque a été trouvée lors de travaux à la sortie Est de Trilport. Le nom de Trilport apparaît dans les vieux écrits pour la première fois en 1221 sous la forme « Tria Portus ».
A l’époque Gallo Romaine, un gué permettait ce franchissement à la hauteur de l’actuel pont du chemin de fer, c’est sans doute lui qui est à l’origine du nom de notre ville. Ce gué fut doublé par un bac ou un pont de bois, assez précaire, dont on trouve mention en 991.

Au Moyen Age, Trilport appartient pour moitié au roi de France et pour autre moitié à l’évêque de Meaux. Après bien des malheurs (famines, jacqueries, guerre de Cent Ans) la région trouve enfin un peu de calme avec la Renaissance. La vie urbaine et rurale peut se développer, le commerce, l’artisanat et l’agriculture retrouver un peu de prospérité. A partir de cette époque, la paix intérieure s’installe, et la tranquillité de notre village n’est plus troublée que lors de la tourmente révolutionnaire et des invasions provoquées par les guerres du XIXe s. et du XXe s.

Situé dans une région favorisée du point de vue du sol et du climat, Trilport offre un terroir où l'agriculture peut se développer aisément. La vie de nos ancêtres a été essentiellement rythmée par les travaux liés aux activités agricoles : culture de céréales, élevage, viticulture. L'artisanat s'est développé petit à petit, en marge ou en complément : forge, maréchalerie, bourrellerie, maçonnerie. La présence de la Marne, si elle a parfois été un chemin d’invasion (les Normands), a facilité l’émergence d’une activité fluviale intense : flottage de bois, batellerie pour transports de toutes sortse, établissement d’aires de stockage sur les berges, de moulins et, beaucoup plus récemment, de lavoirs.

Le passage donnait lieu à la perception d’un droit de péage. Le bac continua à assurer la traversée de la rivière et ce n’est qu’en 1612 qu’il est remplacé par un solide pont de bois dû à l’ingénieur Christophe Marie, le péage restant en vigueur. En 1756, Louis XV décide la création de la Route Royale n° 3 de Paris à Metz et Mayence avec un beau pont en pierre qui permet de franchir La Marne à Trilport. Le 2 septembre 1849, Louis Napoléon Bonaparte inaugure la ligne de chemin de fer de Paris à Epernay.

La gare de Trilport connut une grande animation aussi bien avec les marchandises qu’avec les voyageurs des villages alentour. Cette activité s’accrut encore en 1 934 lors de la création de la plage et en 1936 des congés payés par le gouvernement du Front Populaire. De nombreux vacanciers, qui ne pouvaient se rendre à Deauville, arrivaient par trains spéciaux de Paris et de la Banlieue. Trilport devint un lieu de villégiature très prisé des parisiens et connut une réelle renommée, du fait de ses bords de Marne, de ses campings et baignades, on parlait alors de « Trilport Plage ».

Dans la longue liste des notables (Liste des Maires de Trilport) qui ont traversé l’histoire de Trilport, rappelons le nom de Gustave Ponton d’Amécourt, maire de 1855 à 1876. Après de brillantes études, il s’intéressa à l’évolution des techniques. Parmi ses nombreuses découvertes, il faut citer celle qui défraya la chronique des journaux en 1863 : un appareil volant plus lourd que l’air, qu’il baptisa du nom de « hélicoptère ». M. de Ponton d’Amécourt fut également historien, archéologue. Numismate réputé, il possédait deux collections d’une très grande richesse dont une, consacrée aux pièces mérovingiennes, devint propriété du Cabinet des Médailles de la Bibliothèque Nationale. Une stèle commémorative érigée dans le parc rappelle son souvenir.